L antiquité

De La Compagnie Jongle & Ris.


Acte 2 : Après la préhistoire qui se finit sur la danse autour du feu : Le rideau se referme sur la fête, et le narrateur vient sur le devant de scène, complètement essouflé, car il s'était pris dans la danse endiablée, et en transe, il se reprend tout de suite, quand il s'aperçoit qu'un public le regarde les yeux écarquillés attendant ce qu'il va se passer... (pendant ce temps, les comédiens se changent, mettent leur échasses... on s'était dit que le chaudron pouvait être un réceptacle à vêtements)

    Monsieur Loyal (Il se redresse) : Alors, nous disions la Préhistoire est généralement définie comme la période comprise entre l'apparition de l'humanité et l'apparition des premiers documents écrits.

L'écriture est un système de représentation graphique d'une langue au moyen de signes inscrits ou dessinés sur un support. L'homme n'a très probablement pas écrit « spontanément » sur des tablettes d'argile sans essais préalables.

Avant, il devait écrire sur le sable, sur la terre, sur des supports éphémères... Il ne fixe l'écriture pour l'éternité -pense t-il- qu'à partir du moment où il la maîtrise suffisamment. L'écriture au sens stricte, qui signifie transcription de la parole, existe depuis 5000 ans, mais les arts graphiques tel qu'on les connait à la grotte de Lascaux et d'en d'autres parties du globe n'est-il pas déjà une forme d'écriture plus ancienne...

L'écriture s'est peut-être créée à l'origine pour des raisons économiques, pour établir des contrats définissant quoi, combien et quand, mais surtout l'inscription dans la temporalité ne serait plus jamais comme avant... Les hommes avaient inventé une forme d'immortalité... la façon de continuer à exister après leur mort, et le rêve de certains hommes qui ne pensaient qu'à rentrer dans l'histoire fut désormais réalisé...

L'écriture avait permit à l'homme quelque chose d'extraordinaire : la transmission de son histoire, de son imaginaire, de ses fantasmes...

(Avec emphase)

A partir du moment où l'écriture était née, la possibilité fut donc donné au théâtre de jaillir dans toute sa splendeur textuel, rituel, visuel, sensoriiiiiiiiiellllle... Ouverture du rideau d'un coup ! La position autour du chaudron est la même, que durant la fête, les comédiens ont gardé leur cercle autour du chaudron mais ont changé de costumes. Ils sont en toge grecque..."

Donc là nous sommes en présence d'une scène de théâtre grec, avec les choeurs parlant aux divinités du temps, le passé, le présent et l'avenir...

Deux personnes prennent le chaudron le tenant par les poignets de part et d'autre, les autres suivent...

Une des deux personnes s'adressent aux dieux :'''

Nous sommes venus chercher la guérison spirituelle et la guérison physique au contact de l'eau miraculeuse. Voici le chaudron mystique des origines qui éloignera le styx, et saura faire revenir la paix dans le mégaron. Nous vous honorons par cette offrande. Sous le regard des six lions divins, versez sur nous le symbole de la pureté terrestre. Nous invoquons les dieux du passé, du présent et d'avenir !!!

Les dieux sont sur des échasses, comme les cothurnes de l'époques ? sur la scène (la skéné)

Le passé, puis le présent, puis l'avenir viennent à parler ?

Le Dieu du passé (Hadès) : Humain, pourquoi voulez-vous éloignez le styx ? Ma rivière n'est pas douce, mais elle s'écoule comme la vie coule elle-même vers une fin.

L'anglais clappe des mains : pause : Donc le dieu du passé est ici symbolisé par Hadès, le dieu des profondeurs où les hommes se retrouvent aprèss leur mort, frère de Zeus, fils de Cronos, roi des titans, et de Rhéa, déesse du feu et de la fertilité. Ecoutons ce qu'il a à dire (Les perso reprennent vie):

Imaginez un monde où personne ne meurt, la saturation en hommes provoquerait bien pire que des guerres. Océanide n'est point une déesse des enfers comme vous le croyait tous. Nymphe des personnes décédées, elle accompagne ces erres sur leur dernier chemin, vers leur destin funeste.

Ce discours est interrompu par une entrée en trombe de deux dieux qui symboliseront le présent : Bacchus et Apolon (dispute comique)

Apolon : Oui monsieur Bacchus, la culture, la musique adoucit les moeurs, oui monsieur, ce n'est pas comme ton vin qui t'excite et te fait perdre la raison.

Bacchus (ivre) : Le nectar qui ennivre et la jouissance des plaisirs charnels surpassent tous tes petits caprices d'intellectuels frustrées Apollon.

Apollon (un peu précieux) : Ho, mais pour qui te prends tu, toi et tes gens cornus qui sont d'un ridicule cuisant. La poésie est la magie divine par excellence. Les odes à ma lyre éclatent de lumière face à tes fastidieuses rencontres triétériques de Cithéron ou de Parnasse. Même mon char brille plus que tes mystères dyonisiaques.

Bacchus : Hola, Hola, molo monsieur le dieu de la lumière, des arts et de la culture, votre finesse m'éclabousse le visage. Il est intéressant d'entendre de l'aigreur de quelqu'un qui se prétend poète ? Ne voulez-vous pas vous joindre à nous ce soir ? Mais il est vrai que vous n'avez pas été initié ? (il rigole d'un rire gras)

Donc nous jouirons de la corne d'abondance sans toi Apollon !

Bacchus s'en va - Apollon reste et s'adressant au public :

Il y a des hommes dont on ne supporte ni la présence ni l'absence... C'est que la jouissance n'est pas loin. Moi je préfère le désir, il est moins synonyme de souffrance, et plus épanouissant ! Je me souviens de ma passion pour Sybile, une prophetesse, et j'ai chassé le serpent Python pendant des jours et des nuits pour fuir cette douleur en mon coeur enflammé. Tiens d'ailleurs, voilà une des devineresses qui l'a succédé, j'entend la pythie arrivait.

En transe, la pythie arrive sur la scène :

Pause à ce moment de la transe :)

Le Monsieur loyal, british et qui représente symboliquement le choeur:

Nous venons donc d'assister à deux manières de vivre l'instant présent, de jouir des plaisirs terrestres, et de trouver la paix en s'imprégnant de la délicatesse des arts, les deux se rejoignent ne trouvez-vous pas, l'amour et le sexe peuvent être des arts divins, cela dépend comme on les manipule, tandis que l'on peut jouir de musique et de littérature...

Bref, la demoiselle qui a l'air de divaguer en face de vous est un oracle ô combien fascinante. On l'appelle pythie pour la raison que vient d'évoquer Apollon, dieu de la divination qui à tuer en ce lieu le serpent Python. Elle vient de jeuner pendant trois jours, et n'a bu que de l'eau de la fontaine Kassotis. C'est cette exaltation qui lui permet de s'élever à une condition transnaturelle, qui lui permet de communiquer avec le divin (il est lui même exalté quand il dit cette dernière phrase) (Hop les perso reprennent vie)

La Pythie : Je suis la pythie, prophetesse de Delphes, je vous écoute...

Les humains en toge : Nous voulons connaitre notre avenir,

La pythie : Mais celui-ci ne vous fera t-il pas souffrir ? </ul>

    Le destin de tout homme n'est-il pas de mourir ?
    Etes-vous sur de vouloir le connaitre ?
    Le charme ne réside t-il pas en cette inconnaissable ?
    Cette envie je le sens n'est elle pas insassiable ?
    de savoir le secret devenir de votre être ?

Les humains en toge : Nos âmes torturés n'en peuvent plus de t'attendre A tes lèvres, nos esprits tous se tendent...

La pythie : Biiiiiiiiiiennnnnnnnn (elle tourne la tête du genre l'exorciste, en changeant de voix)

    La vie ? Elle passe rapide comme l'éclair, ne donnant pas ce qu'elle promet.
    Fiez-vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l'éternité.
    Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie.
    L'adversité omniprésente, seul ou ensemble vous construirez vos choix
    Vos amis sont la réponse à vos désirs
    mais votre inconscience vous pousse à les fuir !
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